O. Chastel : « Pour le MR, pas question de régularisation massive en Belgique »

25 janvier 2018 à 10:58

 

Le président du MR Olivier Chastel soutient la politique migratoire du gouvernement fédéral : « Humaine, mais ferme, elle se veut accueillante avec tous ceux qui ont besoin de protection et sévère avec ceux qui abusent de nos lois ou de notre hospitalité, dans le respect de nos obligations européennes et internationales.

Cette politique migratoire fait de la Belgique une terre d’accueil mais aussi un Etat de droit ». Lors du Conseil du MR, le président Olivier Chastel a réaffirmé que la politique migratoire menée est celle voulue par le MR.

Olivier Chastel précise que la Belgique a accueilli 15.478 personnes en 2016 et 12.679 en 2017. A ces chiffres doivent s’ajouter les milliers de personnes venues rejoindre les réfugiés par regroupement familial. A la différence de ce qui se passait sous les gouvernements précédents, personne n’a dormi à la rue lors de la crise de l’asile de 2015. Le gouvernement actuel a également délivré plus de visas humanitaires que tous les gouvernements précédents. 

 « Au niveau européen, nous avons été parmi les premiers à plaider pour un équilibre entre la responsabilité et la solidarité entre les Etats membres, pour la sécurisation des frontières extérieures de Schengen et pour aider les pays africains à gérer les flux de migration illégale, notamment les migrants économiques qui n’ont aucune chance d’obtenir l’asile en Europe », rappelle le président du MR.

« Pour nos détracteurs, la seule alternative est donc une régularisation massive de ceux qui refusent de demander l’asile ou qui en sont déboutés. Nous y sommes fermement opposés et nous ne voulons pas d’une jungle de Calais bis en Belgique, sur la route de la Grande-Bretagne », poursuit Olivier Chastel.  « Dans le contexte que nous connaissons, il est normal qu’un Etat sache qui est sur son territoire et identifie les personnes qui s’y trouvent. Les règles doivent être respectées. Si une demande d’asile n’est pas déposée ou est refusée, seule une politique de retour s’applique, volontaire puis forcé si besoin. A chaque retour, les dossiers sont toujours examinés au cas par cas par l’administration, notamment pour évaluer les risques de mauvais traitements au regard de l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme.  Comme l’indique la note du CGRA relative au Soudan, lorsque les retours ne sont pas impossibles pour l’ensemble d’un territoire mais seulement pour certaines régions, cet examen se fait sur base du dossier de la personne et donc des éléments de preuve apportés par celle-ci ».

Le MR revendique une politique migratoire juste et ferme, voulue par l’accord de gouvernement et qui s’inscrit dans la continuité de l’action menée par les gouvernements précédents. « C’est un dossier complexe qui nécessite de la nuance et de la pédagogie face aux raccourcis de ceux qui le caricaturent », conclut le président du MR.

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